Editorial

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Project Which Is Not a Project by OPA

Ce numéro de Transcript présente une sélection de poèmes et de textes en prose de la littérature macédonienne contemporaine. Grâce à Igor Isakovski, éditeur et responsable du magazine littéraire Blesok [Eclat], qui a fait un choix de textes pour ce numéro, nous sommes en mesure de présenter, dans nos pages en anglais, en allemand et en français, une impressionnante variété de contenus.  

Nombre des auteurs présentés ici vivent et travaillent à Skopje, la capitale de la Macédoine, et pour les lecteurs de Transcript qui ne sont pas familiers avec la littérature de ce pays très vivant, le meilleur endroit pour commencer un voyage à travers les pages de ce numéro est sans doute l’essai, dans sa version anglaise, de Tomislav Osmanli, 'The Boiling Pot Called Skopje'. Osmanli décrit Skopje comme un creuset historique et culturel régulièrement malmené : au sens propre, tout d’abord, puisque la ville a été sujette à des tremblements de terre (le dernier datant de 1963), et dans un sens plus abstrait, puisque cette ville, qui faisait autrefois partie de l’Empire Ottoman, a été intégrée à un autre « empire » multiculturel et multilingue, l’ex-Yougoslavie, avant de retrouver, après l’effondrement de celle-ci, au sein de la Macédoine une indépendance contestée sous un nom qui ne fait pas l’unanimité .

Dans les pages françaises, vous pourrez à la fois plonger dans une sorte de conte historico-fantastique ayant pour décor Skopje et pour personnage principal un mystérieux parchemin coupé en deux, grâce à l’excellent texte de Vlada Urošević, « Le manuscrit de Kitab-an », puis ressentir le malaise d’un héros digne d’un roman de Kafka dans « La création de la légende », de Dimitar Solev. Un large choix de poèmes de Bogomil Gjuzel et Liljana Dirjan, enfin, vous donneront un aperçu sensible de la perception du monde et de la société contemporaine par deux poètes nés, pour l’un, juste avant la seconde guerre mondiale, et pour l’autre, en 1953.

Bonne lecture, bonnes découvertes, et n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques !



Francesca Rhydderch et Stéphanie Lux







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