POESIE : Simone Galea

Quand la mer descend
Gilbert_calleja_2011_15_supermedium
© Gilbert Calleja
Traduit par Vicki-Ann Cremona avec Colette Bernard

Quand la mer descend
peu à peu
elle est semblable à toi

à ton reveil
qui t’éloignes de mes rives

dévoilant tout ce qui est en moi
et les vestiges

brillent, brillent dans le soleil

 coquilles de bonheur
algues de mélancolie éparpillées

sur mes plages en repos...
ta mer retirée

je continue à me plonger dans mes abîmes
en attendant

que la mer remonte
que mon âme s’ensevelisse

dans tes courants
qui me soulèvent.




Le frère que je n'ai jamais eu
Traduit par Vicki-Ann Cremona avec Colette Bernard

L’homme qui marche
au milieu de la route
à la fin de la journée

sort de sa valise
les hommes que je connais

mon fils, mon père, mon mari,
mon frère que je n’a jamais eu.

 Un homme
comme tous les autres

que l’on voit
mais son visage,

son visage n’a pas de représentation...

 Un homme qui marche au milieu de la route
dans un endroit qu’il est le seul à connaître

sans un mot
sans bruit

jusqu’à la nuit tombée
et les bords de la route s’effacent

ni début ni fin
ni côtés

tu ne sais
où tu es

avec lui
tu sais seulement

qu’il se dirige vers un endroit
qu’il est le seul à connaître

que connaissent bien aussi
mon frère, mon mari, mon père

mais surtout mon frère
que jamais je ne peux avoir.







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