POESIE : Simone Galea
Quand la mer descend
Quand
la mer descend
peu
à peu
elle
est semblable à toi
à
ton reveil
qui
t’éloignes de mes rives
dévoilant
tout ce qui est en moi
et
les vestiges
brillent,
brillent dans le soleil
coquilles
de bonheur
algues
de mélancolie éparpillées
sur
mes plages en repos...
ta
mer retirée
je
continue à me plonger dans mes abîmes
en
attendant
que
la mer remonte
que
mon âme s’ensevelisse
dans
tes courants
qui
me soulèvent.
Le frère que je n'ai jamais eu
L’homme
qui marche
au
milieu de la route
à
la fin de la journée
sort
de sa valise
les
hommes que je connais
mon
fils, mon père, mon mari,
mon
frère que je n’a jamais eu.
Un
homme
comme
tous les autres
que
l’on voit
mais
son visage,
son
visage n’a pas de représentation...
Un
homme qui marche au milieu de la route
dans
un endroit qu’il est le seul à connaître
sans
un mot
sans
bruit
jusqu’à
la nuit tombée
et
les bords de la route s’effacent
ni
début ni fin
ni
côtés
tu
ne sais
où
tu es
avec
lui
tu
sais seulement
qu’il
se dirige vers un endroit
qu’il
est le seul à connaître
que
connaissent bien aussi
mon
frère, mon mari, mon père
mais
surtout mon frère
que
jamais je ne peux avoir.



