dans ce numéro
Jordi Pere Cerdà
Ordinaire de l'aubeNous aurions une maison,
arbre né de l'aspre.
Une ardoise portée
par une aile du vent.
Un mur de pisé
pour abriter l'hiver.
Un tesson où fleuriraient
les violettes des frimas.
Pour porte ce sourire
où s'étoilent les dents.
De loin tu pousserais
vers moi un cri content.
Il dénouerait ma peine,
ce rire qui est le tien ;
cette épaule blanche,
coussin de mes pensées.
Ton bras réunirait
la tristesse et la joie.
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